Subhead:Legault a annoncé sa démission mercredi lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale à Québec.#
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Le paysage politique québécois a été ébranlé cette semaine par la démission du premier ministre François Legault, un geste qui a immédiatement suscité des comparaisons avec de récentes transitions de leadership au niveau fédéral. Selon Nicolas Gagnon, directeur québécois de la Fédération canadienne des contribuables, le sentiment de déjà-vu est difficile à ignorer.
« Je pense qu’on peut tous s’entendre pour dire qu’on a un sentiment de déjà-vu », a déclaré Gagnon, soulignant que le départ de Legault rappelle la stratégie libérale observée à Ottawa. « Ça ressemble à ce qu’on a vu l’an dernier, lorsqu’un chef profondément impopulaire a quitté son poste en espérant qu’une course à la chefferie puisse remettre les compteurs à zéro. »
Gagnon estime que Legault a peut-être calculé que le même “miracle” pourrait se produire pour la Coalition Avenir Québec. « Les libéraux étaient au plus bas dans les sondages et, quelques mois plus tard, ils étaient de retour avec un nouvel élan », a-t-il expliqué. « Mais pour que ça se reproduise, il faudrait que beaucoup de planètes s’alignent. »
Il soutient que la démission de Legault est davantage liée à une perte de confiance qu’à une stratégie politique. « Il y avait un manque de confiance, non seulement chez les Québécois, mais aussi au sein de son propre caucus », a affirmé Gagnon, en faisant référence à une série de départs très médiatisés. « Quand même Christian Dubé, son meilleur ami, démissionne juste avant Noël, ça devient inévitable. »


